Un site historique

Le 25 avril 1274, Bertrand Ladils, bourgeois de Bazas, cède le château à son suzerain, Edouard Ier, duc de Guyenne et roi d’Angleterre. Le fils aîne d’Edouard III, Edouard de Woodstock (dit le Prince Noir), s’en servira comme rendez-vous de chasse.

Une fois dans la cour intérieure pavée, il est aisé de s’imaginer cette place forte au XIIIème siècle: le gros corps de logis n’est alors qu’un petit logis appareillé au donjon carré à créneaux de 30 mètres de haut, le tout ceint par l’actuelle muraille avec chemin de ronde (bien plus haute à l’orgigine) défendue par un profond fossé. On aperçoit aussi la poterne fortifiée des XIIIème et XVème siècles (autrefois l’unique entrée du château) sous laquelle on peut encore admirer un rare dallage d’époque en pierre.

Au XVème siècle, le donjon est “dans oeuvre en façade” (englobé) dans l’élévation d’un logis à haute toiture à deux pans et fenêtres à meneaux, flanqué d’une tour ronde abritant un escalier à vis, qui dessert de vastes pièces aux plafonds à la française polychromes et grandes cheminées. L’enceinte fortifiée est complétée par deux tours d’angle.

Au début du XXème siècle, le grand-père des actuels propriétaires achète le domaine pour y créer un domaine agricole en polyculture. En 1920, les vignes sont arrachées puis replantées, le vignoble conserve cet encépagement resté inchangé. La culture céréalière et l’élevage sont abondonnés en 1960 par la famille, qui se consacre désormais exclusivement au vignoble. Puis en 2000, Alexandra (la fille de Martine Martet, petite fille des actuels proprétaires, Jack et Johanne Martet) reprend en main le vignoble. La viticulture à Lavison prend alors une toute nouvelle orientation. Rendement limité, taille courte de la vigne, double effeuillage, enherbement naturel et, pour la partie viniculture, les vins sont élevés en barriques bordelaises. Un travail qui porte “ses fruits”: Lavison obtient son classement en exploitation viticole raisonnée en 2004. Les vendanges sont mécaniques.